Partie 1 L'histoire des maisons d'édition

Partie 1 : L’histoire des maisons d’édition : La Renaissance

Afin de retracer l’histoire des maisons d’édition, il nous faut remonter au XVe siècle, lorsque l’imprimerie fut inventée par Gutenberg. Cette révolution technique a permis une meilleure diffusion du livre, en facilitant sa production et en diminuant son prix. Il n’était alors plus réservé à l’élite, le savoir pouvait se propager : la Renaissance se préparait.

L’imprimerie

Pour autant, l’imprimerie reste une activité artisanale jusqu’au XVIe siècle – période caractérisée par la diffusion de livres religieux. Ce n’est qu’à la fin du XVIIIe siècle que le secteur de l’édition prend forme. En 1793, la reconnaissance de la propriété littéraire permet aux auteurs de protéger leurs œuvres : en bénéficiant d’un régime particulier ils peuvent vivre de leur art. On voit apparaître les premières maisons d’édition, que l’on qualifie encore de libraires ou d’imprimeurs. Le marché se transforme : l’offre n’est plus motivée par la demande, ce sont les éditeurs qui proposent des ouvrages et ces derniers trouvent leur lectorat une fois en vente.

Le XIXe siècle

C’est au XIXe siècle que l’on assiste au sacre de l’édition ; les libraires Hachette et Flammarion créent leurs maisons d’édition respectives, en 1826 et 1875. L’historien Jean-Yves Mollier parle « d’autonomisation des métiers du livre » car jusque-là, les frontières entre les fonctions de libraire, d’imprimeur et d’éditeur étaient minces. À cette époque, l’édition scolaire est la source de nombreux changements dans le monde du livre – Hachette en tira d’ailleurs des bénéfices. En effet, la société est dans un processus d’alphabétisation, la connaissance se diffuse en ayant pour point de départ l’école.

Il est donc nécessaire d’équiper les établissements en manuels. Les enfants, initiés à la lecture, développent un goût prononcé pour cette activité. Ainsi, les premiers livres jeunesse illustrés voient le jour. Durant la même période, les maisons d’édition françaises voient leurs publications plagiées à l’étranger.

La concurrence

Dans un souci de concurrence, des nouveautés vont être mises en place : le prix des ouvrages diminue et le livre de poche se développe grâce à des acteurs tels que Gervais Charpentier ou Michel Lévy. Il permet aux maisons d’édition de se démarquer et de toucher un autre type de lecteurs. De plus, le contexte de révolution industrielle favorise grandement sa production. Par ailleurs, Louis Hachette – s’inspirant de ses voyages au Royaume-Uni – met en place des kiosques de gare (ancêtres de l’actuel Relay), lesquels sont composés de sélections attractives pour les voyageurs.

Le XXe siècle et sa culture de masse se préparent !

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