Quels sont les différents moyens pour faire éditer un livre ?

Quels sont les différents moyens pour faire éditer un livre ?

En France, le milieu de l’édition est extrêmement vaste. Chaque maison d’édition possède ses propres règles et son propre fonctionnement, si bien qu’il est parfois compliqué pour un auteur inexpérimenté de parvenir à différencier les différents modes d’édition existants et de comprendre comment faire éditer un livre. Pour les moins informés, ou ceux qui n’évoluent tout simplement pas dans le secteur éditorial, seules les maisons d’édition à compte d’éditeur existent et sont dignes d’intérêt. Elles sont les plus connues et les plus prisées. Pourtant, il existe d’autres alternatives pour les auteurs qui souhaitent éditer un livre.

Les Éditions Baudelaire vous offrent un bref état des lieux du monde de l’édition en France, cela vous permettra de mieux comprendre comment publier un livre.

Le compte d’éditeur 

Un auteur en quête d’éditeur se dirigera en premier lieu, dans la majorité des cas, vers une maison d’édition traditionnelle. Ces maisons d’édition proposent un contrat d’édition à compte d’éditeur. On peut, à titre d’exemple, citer Gallimard, les Éditions de Minuit, Actes Sud ou encore Albin Michel. La sélection des textes reçus y est très rigoureuse et le délai de réponses est, généralement, de trois à six mois.

Avec ce mode de fonctionnement, c’est l’éditeur qui engage son argent et parie, en quelque sorte, sur le succès d’une œuvre. C’est pour cela, entre autres, que ce secteur éditorial est cloisonné.

En effet, pour espérer être publié et faire éditer un livre, l’auteur adresse ses écrits à une maison d’édition qui, tous les ans, reçoit et écarte des milliers de manuscrits. Très peu des ouvrages reçus seront publiés. Ainsi, il est extrêmement compliqué pour un nouvel auteur de trouver un éditeur.

Néanmoins, si un texte conquit le comité de lecture, l’auteur n’a pas un centime à débourser, c’est l’éditeur qui prend tous les risques – principalement financiers.

Pour autant, le compte d’éditeur peut également présenter quelques inconvénients. Lors de l’édition d’un ouvrage, il arrive que l’auteur doive céder l’intégralité des droits d’exploitation de son livre. Il n’aura alors plus aucun droit sur son œuvre. Dans le cas où l’éditeur possède tous les droits, ce dernier a la possibilité de faire traduire le livre, de céder les droits d’adaptation (dans le cas de la création d’une œuvre audiovisuelle, par exemple) à un producteur, de créer un livre numérique ou un livre audio, et tout cela sans que l’auteur ne puisse avoir son mot à dire. De plus, les droits reversés à l’auteur sur les ventes sont infimes (moins de 10 %).

Le compte d’auteur 

Afin de permettre à des auteurs méconnus de publier un livre, des contrats d’édition à compte d’auteur existent et sont proposés. Pour éditer un livre dans ce type de maison d’édition, il faut en moyenne débourser entre 1 000 à 5 000 €. Tout dépend du travail de correction, voire de réécriture, que nécessite le manuscrit. Le délai de réponse, après envoi du manuscrit, est environ de deux semaines.

Ces maisons d’édition à compte d’auteur sont davantage des prestataires de services. Ce système permet à des auteurs de goûter au plaisir de l’édition et de parvenir à publier leur ouvrage. L’édition à compte d’auteur permet à l’auteur de se faire publier sans réelle sélection de la part de l’éditeur, ni aucune prise de risque.

L’éditeur assure plusieurs étapes du processus de publication, à savoir :

  • La mise en page,
  • L’impression à la demande du livre,
  • Le dépôt légal,
  • Le référencement dans son catalogue.

En règle générale, il n’y a pas de partenariat avec un distributeur et pas de promotion effectuée. L’auteur doit alors se « débrouiller » et faire marcher son réseau, s’il en a un. Il doit également proposer aux librairies de mettre son livre en dépôt car elles ne pourront pas le commander sur leurs bases de données nationales.

Le compte participatif 

Au milieu des années 2000, face aux nouvelles formes d’édition sur Internet, des maisons dites à compte participatif ont vu le jour.

L’édition participative se situe à mi-chemin entre la maison d’édition à compte d’éditeur et à compte d’auteur. L’auteur assume une partie du total des frais d’édition de son ouvrage, tandis que l’éditeur prend en charge le reste de la facture.

Bien souvent, le compte participatif souffre d’une mauvaise image, notamment liée à l’idée d’absence de promotion des livres. Pourtant, ses avantages sont réels :

  • La découverte de nouveaux talents est possible,
  • Les chances de faire éditer un livre sont multipliées,
  • Les auteurs bénéficient d’un véritable accompagnement.

Avec ce type d’édition, les manuscrits reçus sont étudiés et soumis à un processus de sélection. S’ils n’entrent pas dans la ligne éditoriale de la maison d’édition ou n’ont pas de potentiel littéraire, ils sont refusés.

Si les manuscrits sont acceptés, ils peuvent être soumis, ou non, à une correction professionnelle. Après la parution du livre, la maison d’édition à compte participatif se charge de le référencer auprès de son distributeur. Les ouvrages publiés par les Éditions Baudelaire sont distribués par Hachette Distribution et sont référencés et disponibles à l’achat sur la Fnac, Amazon, Decitre, Chapitre, Cultura, Le Furet du Nord et depuis peu, Place des libraires.

La maison d’édition procède également au dépôt légal auprès de la Bibliothèque nationale de France.

Puis, vient l’étape de la promotion des ouvrages, assurée par le service communication qui réalise des communiqués de presse qui seront par la suite envoyés à des journalistes et des libraires. La promotion des livres s’effectue également sur les réseaux sociaux, en partenariat avec des influenceurs littéraires.

De plus, l’auteur reste propriétaire des droits sur son œuvre. Les reversions sur les ventes destinées à l’auteur, quant à elles, sont plus importantes que chez une maison à compte d’éditeur.

Ainsi, l’édition participative présente de réels avantages aux nouveaux auteurs. Mais avant de se lancer dans l’édition d’un livre, il est primordial de bien connaître le fonctionnement de ce genre de maison d’édition. Autrement, la déception sera proportionnelle aux attentes « élevées » d’un auteur peu informé.

L’autoédition

Un quatrième moyen d’éditer un livre existe, il s’agit de l’autoédition.

Les auteurs qui ont recours à l’autoédition prennent à leur charge la totalité de la publication du livre :

  • La création de la première de couverture du livre,
  • La rédaction et la mise en page de la quatrième de couverture,
  • La correction et la mise en page de l’ouvrage,
  • La promotion, la distribution et le référencement du livre.

L’autoédition s’adresse à différents types d’auteurs :

  • L’auteur expérimenté, cela lui permet d’utiliser son expérience et ses compétences pour échapper au système et espérer publier son livre gratuitement.
  • L’auteur autodidacte, il va prendre le temps de se former et de s’intéresser au processus d’édition d’un livre afin d’assurer un livre de qualité.

Plus d’informations sur le choix de l’autoédition ici

Pour les jeunes auteurs peu expérimentés, nous conseillons de se faire accompagner par un professionnel de l’édition afin de mettre de les chances de son coté.

N’hésitez pas à visiter notre site internet pour en savoir plus sur notre fonctionnement.

Crédit image : Pixabay

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